Etats-Unis / Chine : la bataille invisible du « Pricing Power »

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Si notre attention est actuellement accaparée par la crise dans le Golfe arabo-persique et sa cascade d’effets collatéraux ressentis sur tous les continents, la compétition sino-américaine pour la primauté mondiale n’a guère cessé, bien au contraire. Elle se perpétue plus que jamais à travers toute la planète, sous des formes les plus variées, de la technologie à l’économie en passant par la culture ou la force militaire, la crise régionale actuelle au Moyen-Orient n’y apportant que quelques inflexions.

La question de la sécurisation des approvisionnements énergétiques de la Chine, voire de toute l’Asie, constitue ainsi l’une des dimensions les plus voyantes de l’internationalisation de la crise affectant le Golfe arabo-persique. Mais d’autres sujets de préoccupations émergent, comme le remodelage des chaines d’approvisionnement de nombreuses filières industrielles ou commerciales ou la volatilité des prix de nombreuses matières premières – énergétiques, mais aussi minérales et agricoles (ce que l’on appelle des commodités) – au gré des événements sur le terrain ou des tonitruantes annonces trumpiennes. Au-delà des actuelles péripéties arabo-persiques, tous ces sujets ramènent, encore et toujours, à la compétition pour le leadership mondial entre Washington et Pékin.

Des nouvelles de ce vaste front géoéconomique ont récemment été rapportées à l’occasion d’une nouvelle audition de la Commission d’examen économique et de sécurité États-Unis-Chine (US China Economic and Security Review Commission) organisée le 16 avril dernier à Washington. Le sujet de cette session portait sur « l’avenir des prix : les ambitions de la Chine pour les marchés des dérivés sur matières premières ». Les différentes interventions ont évoqué l’offensive chinoise en cours en matière de « pricing power » (pouvoir de fixation des prix en bon français). Sujet technique de prime abord bien austère mais dont les perspectives d’évolution au cours des prochaines années, jusqu’à l’horizon 2035 et au-delà, laissent augurer une réorganisation en profondeur de vastes pans de l’économie contemporaine. Une dynamique qui suscite de multiples préoccupations chez les responsables américains (et accessoirement européens), les inflexions prévisibles en la matière ne semblant guère aller dans le sens des intérêts états-uniens et occidentaux.

La volonté chinoise de rompre une dépendance structurelle à l’égard de l’Occident

Depuis trois décennies, la Chine convertie au capitalisme est devenue un acteur majeur de l’économie mondiale, en tant de consommatrice de matières premières en provenance de tous les continents et de productrice de produits manufacturiers abreuvant les marchés à travers toute la planète. Elle est ainsi devenue la première importatrice et consommatrice d’un large éventail de commodités (énergie, métaux, produits agricoles). Une performance qui pose toutefois un problème politique fondamental aux autorités de Pékin car la plupart de ces commodités mais aussi des biens « made in China » qu’elles permettent de fabriquer sont achetés ou vendus sur la base de prix déterminés à l’étranger, via un système de références très largement sous coupe financière américaine. Une telle situation constitue une faille béante au sein de l’économie chinois, soulignant une dépendance structurelle et une vulnérabilité stratégique que Pékin entend résorber au mieux et au plus vite…

La fixation des prix (pricing power) dans l’économie internationale actuelle ne repose pas seulement sur l’ampleur des volumes échangés en fonction de l’offre et de la demande, mais également sur le contrôle de tout un écosystème d’acteurs, de procédures et d’infrastructures contribuant à la formation des prix : bourses de produits dérivés, contrats de référence, chambres de compensation, réseaux bancaires et de trading, maisons de négoce, agences de prix, infrastructures de stockage, modalités de transport (en grande partie maritime), sans oublier pour finir, monnaie de dénomination permettant à tous les protagonistes de cet écosystème d’interagir entre eux à chaque étape d’un échange commercial.

De ce fait, dans la configuration mise en place depuis 1945, voire même avant, Pékin dépend pour le prix d’achat de ses céréales et oléagineux des cours de la Bourse de Chicago ; pour le prix d’achat de ses minerais de ceux du London Minerals Exchange (LME, la bourse aux minerais de Londres) ; et pour le prix d’achat de son pétrole (pour une bonne part originaire du Moyen Orient et d’Afrique), des fluctuations des cours du baril de Brent (extrait de la mer du Nord) ou de l’indice WTI (West Texas Intermediate / mélange de plusieurs pétroles bruts légers américains extraits dans le Midwest ou le Golfe du Mexique), le tout étant payé très majoritairement en dollars américains. L’ensemble de ces pratiques offre un avantage incommensurable aux Etats Unis dans un monde hautement concurrentiel et constitue un des piliers majeurs de la puissance financière et géoéconomique américaine, du moins jusqu’à présent.

Pékin ne peut se satisfaire d’une telle situation qui l’expose aux aléas de la finance occidentale (cf. crise de 2008) et à l’imposition unilatérale de sanctions américaines dont la portée extraterritoriale est amplifiée par la mainmise de Washington sur la majeure partie de cet écosystème de formation des « prix. Au regard de la montée en gamme et de la taille de l’économie chinoise mais aussi des ambitions de puissance de Pékin, le maintien d’une telle dépendance s’avère insupportable alors que le pays est devenu le grand « atelier du monde ».

A partir des années 2000 et surtout depuis l’arrivée aux affaires de Xi Jinping, Pékin n’a pas compté ses efforts pour modifier cette situation et « désoccidentaliser », autant que faire se peut, cet écosystème financier et marchand. La décennie passée a ainsi été marquée par une montée en puissance de la Chine sur les marchés mondiaux de dérivés de matières premières dans le but de s’affirmer comme puissance de prix et plus uniquement comme puissance commerciale. L’objectif était de transformer son poids dans les flux physiques internationaux en influence sur le fonctionnement global de l’économie contemporaine et de passer du rang de « price taker » (subissant la volonté d’autrui) au rôle de « price maker » (en mesure d’imposer sa volonté aux Autres).

Un tel changement de statut remet « mécaniquement » en cause la primauté occidentale traditionnelle dans ce domaine et affecte la sécurité économique des États-Unis et de l’Europe, en réduisant leur prépondérance en matière de formation des prix, en altérant leurs capacités à imposer des sanctions unilatérales efficaces et en érodant le monopole du dollar américain dans la formation des prix.

L’émergence de la Chine dans les marchés dérivés de commodités.

Déterminée à s’émanciper du joug occidental pesant sur son économie, la Chine s’est engagée dans une stratégie d’affirmation de puissance de prix articulée autour de deux grandes phases. Si des prémices sont observables dès les années 90 (création des premières bourses chinoises de commodités), la mise en œuvre de cette stratégie s’est très fortement accélérée au cours de la décennie écoulée.

Dans un premier temps, les autorités de Pékin ont entrepris de construire un écosystème domestique reposant sur un ensemble de bourses chinoises de produits dérivés, reparties sur l’ensemble du territoire et chacune spécialisée dans certains domaines précis. A ce jour, cinq bourses sont ainsi en activités : la Shanghai Futures Exchange (SHFR), la Dalian Commodity Exchange (DC), la Zhengzhou Commodity Exchange (ZCE), auxquelles se sont rajoutées plus récemment la Shanghai International Energy Exchange (INE) et la Guangzhou Futures Exchange (GFEX).

L’existence de ces bourses nationales a favorisé la multiplication de contrats à terme couvrant un large éventail de commodités (métaux industriels, produits chimiques intermédiaires, céréales…). En l’espace de deux décennies (2005 à 2024), le nombre de contrats dérivés chinois sur commodités a bondi de 10 à 119. Ce « boom » spectaculaire (pratiquement x 12) a permis de fournir des outils de couverture aux entreprises chinoises dans un environnement local très concurrentiel, mais aussi de stabiliser les marchés domestiques et de soutenir la politique industrielle dans de nombreux secteurs (ex : PTA, nécessaires à la production de polyester ; éthylène-glycol, servant à faire de l’antigel ou du liquide de refroidissement ; alumine, etc.). Il en a résulté une montée en gamme de plusieurs filières industrielles comme la pétrochimie, l’aluminium ou l’ensemble de la chaîne techno-industrielle des batteries.

Ce bilan positif nécessite cependant d’être relativisé par le fait que la quasi-totalité des transactions sont demeurées de nature domestique et réglées en renminbi (RMB). Par ailleurs, l’activité de ces bourses s’avère fortement régulée et contrôlée (supervision de la Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières / CSRC, fixation bureaucratique de limites de position, marges sous contrôle, interventions, encadrement de la spéculation…) comparée à celle de leurs homologues occidentales. La « main invisible » des marchés y est plus que corsetée dans un gant très serré et peut se faire régulièrement taper sur les doigts par l’Exécutif chinois, plus que jamais soumis au Parti communiste. Il en résulte une activité boursière certes dynamique mais sous cloche et sous contrainte, peu attractive pour un investisseur étranger souhaitant opérer dans un environnement prévisible et régi par des règles transparentes et non par des choix politiques opaques élaborés dans une salle capitonnée du Comité central du Parti.

Les limites de ce système trop domestique (et trop domestiqué pourrait-on rajouter) ont incité Pékin à s’engager dans la voie de son internationalisation afin d’être en mesure d’influencer davantage les cours mondiaux de divers matières premières ou produits semi-finis. Cette nouvelle politique s’est traduite par la création de contrats internationaux libellés en yuan spécifiquement conçus pour être accessibles à des opérateurs étrangers (concernant le pétrole, le cuivre, le fer, etc.) mais aussi par l’internationalisation progressive d’une vingtaine de contrats dérivés domestiques principalement dédiés à la transition énergétique (concernant le nickel ou le lithium en particulier). Par ailleurs, les Chinois ont su saisir des opportunités permettant de consolider leur stratégie générale (en profitant de l’aveuglement, pour ne pas dire l’imbécilité, du camp occidental), comme en 2012 le rachat de la bourse minière de Londres (LME) – contrôlant 80% des échanges mondiaux de métaux – par celle de Hong Kong. Cette prise de contrôle de la LME devait faciliter par la suite la création de contrats dérivés en RMB sur divers métaux.

Pékin n’a cessé de cumuler ces dernières années les discrètes victoires en la matière, ses avancées n’étant notées que par un cercle restreint de professionnels du secteur. Les Chinois sont ainsi parvenus à créer des références sur des marchés nouveaux ou de niche, à l’exemple des contrats à terme (futures) sur le lithium carbone négociés à la bourse de Guangzhou qui surclassent très nettement les contrats concurrents de la bourse de Chicago (contrat CME). Pas de quoi faire la une des journaux mainstream occidentaux, mais de quoi consolider la suprématie chinoise dans le secteur de la batterie électrique, secteur ô combien d’avenir. Ils encouragent également la mise en place d’indices et de contrats spécifiquement asiatiques pour le pétrole, le gaz LNG ou le charbon afin de ne plus dépendre des indices mondiaux Brent ou WTI, trop liés à l’Occident et au monde atlantique. Pékin œuvre également à des partenariats avec d’autres bourses à l’étranger. La bourse de Malaisie a ainsi lancé un contrat à terme sur le soja basé sur le prix du règlement du contrat de la bourse de Dalian (DCE). Dans le trading de l’or, la Dubai Gold Exchange et même la grande rivale de la Chicago Mercantile Exchange (CME) listent désormais des contrats en RMB indexés sur le prix de référence de l’or négocié à la Shanghai Gold Exchange.

Ces dernières années, la Chine est ainsi parvenue à fixer des prix alternatifs significatifs, tout particulièrement dans des secteurs d’activités dans lesquels elle est dominante dans le commerce physique (métaux, minéraux, chaînes de valeur batteries) mais aussi dans ses relations bilatérales avec certains partenaires des BRICS ou du Sud global. Pékin encourage ses partenaires, tout particulièrement en Afrique (Zambie, Kenya…), à recourir au renminbi dans un nombre croissant d’activités financières et commerciales, qu’il s’agisse de paiements ou de crédits, voire la conversion de dette en devise chinoise. Cet usage privilégié de la devise chinoise favorise l’obtention de financements, toujours libellés en RMB, en particulier pour la construction d’infrastructures dans le cadre de son l’initiative « Belt and Road ».

L’offensive chinoise en matière de « pricing power » a ainsi enregistré des résultats très significatifs. Lors de son audition de la Commission d’examen économique et de sécurité États-Unis-Chine, le professeur Joannes Petry a indiqué, qu’à la lumière des données disponibles de 2023, la Chine pèserait près de 75% des volumes de trading mondiaux sur les contrats dérivés de commodités et 42% de l’open interest, c’est dire le nombre total de contrats dérivés (futures, options) en cours et non réglés. La progression est fulgurante comparée aux chiffres d’il y a une décennie.

Ces méticuleuses avancées poursuivent un double objectif : une ouverture graduelle du système boursier et financier chinois mais également la réduction de son exposition à d’éventuelles sanctions ou à des chocs de liquidité d’origine occidentale.

Cette success story conserve toutefois quelques points faibles. La dynamique économique, commerciale, financière demeure étroitement sous contrôle du pouvoir politique, et donc du Parti communiste, ce qui induit une emprise bureaucratique et la persistance de procédures coûteuses, contraignantes, et parfois arbitraires pour un opérateur étranger s’aventurant dans ce « Grand jeu » financier chinois. Un tel contexte ne peut que saper la confiance (en tout cas interroger) sur le niveau d’impartialité prévalant dans cet écosystème. Il ne peut que susciter des réticences chez de nombreux acteurs non chinois à trop s’engager. La plupart y vont avec prudence, et se contentent d’une prise de risque limitée, sans commune mesure l’audace dont ils peuvent faire preuve lors de certaines opérations conduites au sein du système financier et boursier occidental.

A cela, s’ajoutent d’autres interrogations / incertitudes / inquiétudes relatives à l’internationalisation du RMB. Cette dynamique, logique au regard du poids économique de la Chine et de ses ambitions, se heurte à de nombreuses contraintes résultant des liens très étroits entre cette devise et le pouvoir chinois la volonté d’internationalisation du yuan s’est accompagnée de la montée en puissance du China International Payments System (CIPS), système de paiement interbancaire transfrontalier créé en 2015 par Pékin comme une alternative crédible au système de compensation financière SWIFT, basée en Belgique mais sous contrôle américain.

Mais la position hégémonique de SWIFT n’est guère menacée à court et moyen terme, même si le recours au CIPS se développe lentement et surement. En mars 2026, ce système comprenait près de 1800 participants (directs et indirects), implantés très majoritairement en Asie mais opérant désormais pratiquement tous les pays de la planète. Les volumes d’échange via CIPS, bien qu’en progression régulière, n’ont toutefois pas (encore ?) « explosé ». L’outil existe, mais l’usage demeure limité, si bien que le recours au RMB à l’international s’avère toujours très largement inférieur au poids commercial de la Chine et ne menace guère la centralité du dollar. Si le RMB est de plus en plus fréquemment utilisé comme monnaie de prix dans des transactions impliquant la Chine, il n’est que très rarement utilisé comme devise de référence pour des transactions dans lesquelles des opérateurs chinois ne sont pas impliqués. Le taux d’emploi du RMB dans un tel contexte demeure marginal, y compris dans le commerce international chinois (lequel reste libellé – pour plus des 2/3 des flux – en devises tierces). Tout indique que cette situation devrait demeurer en l’état encore longtemps, peu d’opérateurs internationaux étant prêts à s’exposer au risque RMB plutôt qu’au risque dollar.

Vers un système de fixation des prix des commodités « post-occidental » ?

En dépit de ce talon d’Achille monétaire, la poussée chinoise en matière de pricing power est significative et ne devrait pas en rester là. Trois scenarii sont envisageables pour les prochaines années.

  • Le premier repose sur la poursuite des principales tendances observées depuis une quinzaine d’années, c’est-à-dire une consolidation de l’écosystème financier et bancaire domestique chinois, gagnant en volume et bénéficiant d’une participation étrangère croissante mais demeurant somme toute marginale en raison des contraintes politiques pesant sur l’économie. L’influence du pricing power chinois se limiterait au marché domestique et à des usages régionaux avec les principaux affidés asiatiques de Pékin, sans parvenir à renverser réellement la hiérarchie existante à l’échelle internationale.
  • Le second scénario serait tout l’inverse et reposerait sur la montée en puissance d’un système de pricing power sino-centré parvenant à supplanter le système traditionnel sous contrôle occidental. Les contrats dérivés chinois deviendraient alors la référence mondiale, y compris pour des transactions n’impliquant aucun intérêt chinois, et le RMB acquerrait un rôle analogue à celui actuel du dollar dans la formation des prix. Ce scénario de la « Grande Substitution » apparaît toutefois peu crédible, y compris aux yeux des analystes les plus favorables à une économie post-occidentale et à l’affirmation géoéconomique des BRICS et du Sud Global.
  • Au final, le scénario le plus plausible serait celui de l’instauration d’un pricing power chinois partiel et sectoriel, tout particulièrement dans les secteur des métaux, des minerais critiques et des technologies servant à la transition énergétique (panneaux solaires, batteries…) et des relations avec le Sud global, les intérêts occidentaux demeurant dominants dans les autres secteurs d’activités, en particulier celui de l’énergie où la suprématie des pétro-dollars ne serait pas menacée par l’usage ponctuel de pétro-yuans. L’usage international du RMB se diffuserait peu à peu, de manière pragmatique, contrat après contrat, sans « grand Soir global » ni choc frontal. L’écosystème bancaire et financier mondial deviendrait alors multipolaire, se fragmentant par secteur d’activité et grands blocs commerciaux (pays OCDE, bloc eurasiatique, Sud global…).

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Le sujet du pricing power témoigne de l’évolution des rapports de force géoéconomiques en cours et à venir. La domination traditionnelle occidentale s’effrite certes, mais demeure solide dans de nombreux domaines face aux ambitions d’une Chine très désireuse de s’affranchir de sa subordination à une hiérarchie financière dominée par Washington. En raison de divers handicaps (dont le poids étouffant du politique sur l’économie dans le système pékinois), l’offensive financière et monétaire chinoise observable depuis une quinzaine d’années ne devrait pas aboutir à une « Grande substitution » mais plutôt à un délicat rééquilibrage des rapports de force sur la base d’une stratégie pragmatique de contournement et de grignotage, aboutissant à l’instauration d’un nouvel écosystème financier et monétaire non plus unique mais fragmenté selon des dynamiques sectorielles et / régionales.

L’horizon 2035 devrait se caractériser par un monde dans lequel le prix du lithium, du cuivre, du soja ou du pétrole se négociera au sein d’au moins deux univers normatifs et politiques différents. Ces deux blocs, à la fois concurrents et partenaires, devraient fournir une « co-référence » pour l’accès aux commodités nécessaires à l’économie future, en espérant que la raréfaction de certaines de ces ressources n’aboutisse pas à une logique de confrontation.