Invent and Positive : Trois postures à l’égard de l’avenir

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La rentrée 2026 est déjà loin avec des mois de septembre et octobre denses et toujours aussi porteurs d’incertitudes pour l’avenir proche. 

A hauteur de nos entreprises, nous constatons une résilience certaine et malgré des difficultés de tous ordres, une confiance relative pour les mois qui viennent en termes d’activité. 

La fin de l’été a été marquée par des rencontres , réunions prospectives, colloques de préparations aux prochaines échéances électorales. Cela a été l’occasion avant d’autres participations à de nouveaux lieux de débats, de se poser la question de l’attitude à adapter face au futur. 

Or un chef d’entreprise travaille en permanence pour son successeur, pour lui transmettre une entreprise en meilleure santé qu’il l’a reçue. 

Son but est d’avoir le courage de se confronter à la réalité telle qu’elle est et pas telle qu’on la voudrait… 

Plus généralement pour notre pays, notre sensibilité de gestionnaire d’activités nous porte à observer trois postures possibles à l’égard de l’avenir : 

  • La première consiste à voir les changements intervenus depuis quelques décennies:  les attentions notifiés à la biosphère, l’accélération du changement climatique, le bouleversement du marché du travail avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, le déclin démographique de la population d’origine européenne et la dépendance à l’égard de l’immigration, le caractère irréversible des interdépendances entre les pays. Ce type de réactions avec la nostalgie des temps anciens nous paraît voué à l’échec tant le monde change et accélère sur tous les plans y compris technologique. 
  • La seconde posture consiste à reconnaître tous ces nouveaux défis mais espérer les relever sans changer de logiciel intellectuel. Cela nous paraît également très difficile à faire accepter par nos concitoyens qui se rendent compte que cela ne suffira pas à construire l’avenir. 
  • La troisième posture met l’accent sur le renouvellement de la pensée et des attitudes pour se projeter sur le futur. Elle reconnaît l’impossibilité de relever des défis radicalement nouveaux par leur nature et leur ampleur, avec des valeurs et une vision du progrès héritées du passé. Il s’agit de concevoir un nouveau modèle économique visant à rechercher le bien être de tous dans le respect des limites de la biosphère, pour ce qui concerne notre avenir proche ! Des comportements plus responsables, du travail, de l’équilibre droits-devoirs, et de l’investissement pertinent sont à minima des nouvelles attitudes positives pour demain. 

Il s’agit de faire des choix fondamentaux, d’infléchir le destin collectif et assurer des arbitrages structurants. A titre d’exemples, veut-on continuer à soutenir la consommation ou investir dans la production ? Veut-on agir seul ou avec nos voisins européens ? Veut-on stimuler la création de richesses ou redistribuer l’existant ?  

Veut-on préserver les retraités ou soutenir la jeunesse ? etc … 

Nous devons aborder lucidement ces questions car malgré les évidences,  la dégradation avancée de nos services publics, la faiblesse de nos investissements d’avenir, la crispation sociale et la fragilisation croissante de notre cohésion nationale, nous devons définir un cap clair et avec du sens !